Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne
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Bilan de la première année de travaux
Mise à jour : 4 janvier 2011
Le projet GALLIPYR est un projet de 3 ans, débuté en décembre 2008, à l’échelle du massif pyrénéen. Il regroupe 3 pays (Andorre – Espagne – France) et 12 partenaires pour la mise en place d’un réseau Pyrénéen des galliformes de montagne, ayant pour objectif la gestion et la protection des galliformes de montagne par l’harmonisation des méthodes de travail entre les trois Etats. La Fédération des Chasseurs de la Haute-Garonne a pris part à ce projet mené par le GEIE FORESPIR en intégrant une action concernant la perdrix grise et plus précisément sur l’amélioration des habitats, à l’échelle de deux Communauté de Communes concernées par cette espèce : Saint-Béat et Aspet.
En 2009, la phase de présélection des sites à restaurer a été menée, à l’échelle des deux Communautés de Communes partenaires : la Communauté de Communes du Canton de Saint-Béat et celle des Trois Vallée (canton d’Aspet), en concertation avec les acteurs locaux.
4 sites prioritaires ont été identifiés : le Mourtis (Boutx et Melles), Burat (Arlos et Marignac), Cagire (Arguenos et Juzet d’Izaut) et les Sestagnous (Melles).
Les années suivantes du programme (2010 et 2011) sont consacrées aux diagnostics précis de ces zones, à la proposition et validation du programme de réouverture avec les acteurs locaux, puis à la réalisation des travaux au cours de l’automne par broyage. En 2010, la première tranche de travaux a été réalisée sur le site du Mourtis.
Le Mourtis a été identifié comme un secteur prioritaire d’intervention de par sa forte progression des landes à bruyère sur une grande partie de la zone d’étude au cours des dernières dizaines d’années, et de la présence de populations sources de perdrix grise suivies par la fédération des chasseurs, pouvant bénéficier de cette opération.
Sur ce secteur, la diminution du nombre d’animaux ou d’éleveurs présents, a conduit à un envahissement des landes sur les pelouses et à une fermeture progressive du milieu, ne permettant plus aujourd’hui d’accueillir autant d’animaux en estive que dans le temps et diminuant la qualité de l’habitat pour la perdrix grise.
Un diagnostic a permis de préciser les priorités d’intervention sur cette zone d’étude d’une superficie totale proche de 200 ha, sur laquelle environ 100 ha de landes fermées (présentant moins de 25% de pelouses) ont été recensées.
Les travaux ont porté sur 60 ha de landes à bruyère, sur lesquelles la pelouse sous-jacente était réduite à quelques timides apparitions au milieu de la végétation de bruyère.
Ces travaux, réalisé en octobre 2010 par un entrepreneur local équipé d’une motofaucheuse, avaient pour objectif de créer une mosaïque fine de milieux ouverts et fermés à l’aide de « percées » dans la lande de bruyère, répondant aux besoins de protection et d’alimentation de l’espèce, et apportant de nouvelles zones de pâture aux troupeaux domestiques.


Le site du Mourtis, grâce aux micro-ouvertures réalisées, offre désormais de nouveaux espaces favorables à l’espèce par l’augmentation des zones lisières entre les landes fermées, recherchées pour la protection des nids et des nichées contre la prédation et les intempéries, et les pelouses, zones d’alimentation indispensables pour les jeunes de par leur richesse en insectes.


Un panneau explicatif a également été réalisé par la fédération des chasseurs et inauguré à cette occasion. Ce panneau doit permettre d’informer les randonneurs et autres usagers de la nature sur l’objectif de ces broyages par trouées. Il sera positionné à proximité des travaux dès le printemps 2011.
En 2011, un suivi de la végétation sera réalisé afin de mesurer l’intérêt d’un tel programme pour l’espèce et le pastoralisme, et d’acquérir d’avantage de connaissance sur les travaux d’ouverture de landes, pour lesquels peu de retours d’expérience sont à ce jour disponibles.
La deuxième et dernière tranche de travaux sera également réalisée, sur les sites identifiés comme prioritaires pour l’espèce en 2009.
De plus, ce projet a donné l’occasion à un entrepreneur local de s’équiper d’un matériel adapté pour les travaux de broyage en terrain accidenté, dans l’espoir de chantiers similaires à l’avenir, compte tenu des enjeux liés à la conservation de ces espèces et de leurs habitats, et au maintien du pastoralisme.

Gallipyr : présentation (PDF - 713.8 ko)
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Affiche explicative (PDF - 2.1 Mo)
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